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2012 juin 25

Droit et Transidendité

Cette semaine, dans le magazine "La Semaine Juridique" (25 juin 2012, N°26), un nouvel article intitulé "Le Changement de sexe devant la Cour de Cassation" écrit par Philippe Reigné, agrégé des facultés de droit, professeur au CNAM et membre du LISE. Il traite notamment du caractère obligatoire de prouver un syndrome de transsexualisme et de l'irréversibilité de la transformation de la personne demanderesse. Par ailleurs, en fin d'article est évoqué le droit de filiation en cas de naissance dans un couple dont l'un des deux est "trans". A ce jour l'enfant à naître ne pourrait pas bénéficier d'un droit de filiation "normal" sur son état civil, dans le cas où les deux parents sont du même sexe (deux arrêts de la cour de cassation du 7 juin 2012 le confirment).

2012 avr. 18

Si t'en as marre...

2011 déc. 9

Tomber la Culotte !

Tomber la Culotte est une brochure de prévention pour la santé sexuelle à destination des femmes qui aiment les femmes. Un petit bijou réalisé notamment par Coraline Delebarre du Kiosque Infos Sida et Clothilde Genon du Sida Info Service. Ce petit objet d'art se veut ludique et pédagogique. A mettre entre toutes les mains de vos amantes !

2011 avr. 9

"Putains de salopes de lesbiennes de merde"

[En Une sur Ladies-Room il y a quelques semaine]

Alors qu'il y a une semaine j'écrivais un compte-rendu sur l'ouvrage "Les Lesbiennes" de Stéphanie Arc, une semaine avant j'entendais l'insulte en titre lors d'une sortie dans un milieu dit "ouvert d'esprit" parce que j'étais en compagnie d'une femme.

Pour re-situer la scène, j'étais donc en compagnie de cette jeune femme au look androgyne, ce que nous faisions à ce moment précis était largement explicite quant à la nature de notre "relation éphémère". Nous étions toutes les deux entourées de plein de monde puisque la salle était pleine et des scènes bien plus explicites se déroulaient autour de nous (non nous n'étions pas en soirée libertine, bien que ce genre de pratiques soit accepté dans ce genre de soirées).

La nature des relations que j'ai l'habitude d'entretenir avec cette fille n'a aucune importance. Ce soir-là, elle est venue vers moi à un moment de la soirée, nous avons discuté, nous nous sommes embrassées et nous sommes allées plus loin. Nous vivions ce moment intime ensemble sans se soucier de ce qui pouvait se passer autour, jusqu'au moment où j'ai ouvert un peu plus les yeux, parce que je sentais des mains me toucher chacune des épaules.

Je tournais la tête à gauche, un homme me tendait la bouche comme si je lui devais bien ça en tant que dépravée qui se tape une femme. Je le regardais, l'air interloqué et le repoussais. Ce n'est pas parce que je suis bisexuelle, voire même pansexuelle,  que je suis prête à me taper n'importe quel nigaud qui me présentera sa bouche ou sa queue. Si j'avais eu envie d'un mec à ce moment-là, je n'aurais pas eu une femme dans les bras. Il retentait le coup une seconde fois, un "NON" autoritaire sorti de ma bouche. Il comprit le message et s'en alla.

Maintenant il fallait que je m'occupe de la main qui pelotait mon autre épaule. Et je voyais là un gros lourd qui avait déjà essayé d'entamer une conversation avec moi plus tôt dans la soirée, mais que j'avais vite évincé. Je retirai gentiment sa main de mon épaule en lui faisant signe de ne pas se mêler de ce qu'il se passait. Je retournais à ma compagne du moment quand la main revint sur mon épaule. Ça commençait à faire beaucoup. J'enlevais la main et repoussais l'homme en question un peu plus fortement avec le regard noir.

Caressant à nouveau ma douce et essayant de ne plus m'occuper de ce qui se passait autour de nous, la main revenait à mon épaule et commençait à descendre sur mon bras. Cette fois-ci c'en était trop. J'enlevais la main et poussais ce gros lourd violemment en lui expliquant rapidement qu'il était hors de question qu'il intervienne dans notre duo que je voulais exclusivement féminin. Il se rapprochait à nouveau, l'air de dire "ça va tu roules bien des pelles à une fille, tu vas pas faire ta fine bouche avec un mec en plus". Cette fois-là je le repoussais des deux mains sans rien lui dire à part "DEGAGE !"

Ce fut à cet instant que l'insulte homophobe sortit de sa bouche et qu'il s'éloigna. Je lui lançais une invective l'invitant à revenir me dire cette insulte droit dans les yeux. Il ne revint pas évidemment.

J'en reste encore très marquée mais point blessée. Les mentalités même dans les milieux les plus ouverts n'ont toujours pas évolué. L'hypocrisie règne encore. Certains hommes croient encore que la sexualité se résume à un rapport hétéronormé et que les femmes ne peuvent pas se passer de leur phallus. Certains diront que cette scène n'avait pour but que d'exciter une horde d'hommes et moi j'affirme qu'il n'est point besoin d'une scène "lesbienne" pour exciter des hommes, il existe des moyens beaucoup plus simples que cela.

Lorsque nous sommes entre femmes, sachez messieurs, que nous n'avons pas besoin de vous, mais alors vraiment pas. Et pour rajouter une couche, chaque femme passée dans mon lit m'a fait jouir, ce qui est loin d'être le cas de tous les hommes avec qui j'ai eu des rapports sexuels.

Cet argument ne fait pas pour autant de moi une lesbienne puisque j'aurais trop de mal à me passer des hommes. Il est temps de se réveiller et d'accepter que le sexe fort n'est peut-être pas celui que l'on croit. A bon entendeur...

2011 mar. 8

Homophobie

La rédaction de Ladies-Room a eu les couilles, le clito de mettre en Une du magazine (et non pas de la back-Room) mon article intitulé "Putains de Salopes de Lesbiennes de Merde". Le titre est racoleur ? Oui c'est fait exprès pour que les gens le lisent !

2011 fév. 26

Intime.

Oui, faut se l'avouer, depuis longtemps, je n'avais pas écrit de post intime ou du moins ce que je considère intime. Mes amis savent dans quel état je suis actuellement, très fragilisée. En gros je suis toute cassée. Quand je vois du monde, malgré mes 7 kilos en moins, j'ai l'air d'aller à peu près bien parce que voir des amis ça fait toujours un bien fou. Je me suis vautrée en beauté à vouloir changer quelque chose que je ne pouvais pas atteindre. Déçue, terriblement, j'ai essayé de lutter contre moi-même, de ne rien laisser paraître, d'oublier, de laisser tomber, mais mon inconscient s'y refuse, mon corps s'est déréglé, il a parlé pour moi. Je suis faible physiquement, j'ai du mal à ranger mon bordel. Beaucoup de choses ont changé pour moi ces dernières années, mais un élément de ma vie ne changera jamais, je suis comme un petit lapin apeuré.

La colère commence à sortir, peu à peu, le chagrin aussi, mais c'est long. On ne peut se battre quand on est blessé, il faut savoir laisser panser, soigner et cicatriser les blessures avant de retourner au combat, sinon on est sûr de perdre la bataille. Je suis à vif, complètement écorchée vive, je n'ai plus de carapace. Ce qui ne devrait pas m'atteindre me brise. Je ne veux pas qu'on cherche à me protéger, je ne veux pas qu'on me retienne, j'ai besoin de sombrer pour me relever et respirer à nouveau. Je ne suis pas suicidaire, j'ai encore trop de choses à faire dans ma vie avant de disparaître, et puis de toute façon, il y a trop de personnes que j'aime dans mon entourage. Et, surtout, je me suis trop battue pour en arriver là où je suis pour tout foutre en l'air. Ne jamais abandonner ce que l'on est, ni ce que l'on a construit. Se battre pour ce en quoi l'on croit. Mais ne jamais se combattre soi-même. A vouloir se combattre on s'autodétruit.

Arrêter d'espérer et de croire en des esprits faibles, ne pas croire en eux, il y a trop à perdre, j'en fais l'expérience aujourd'hui. Apprendre à être égoïste au risque de blesser parce qu'on a souffert soi-même, accepter le fait qu'on puisse faire du mal, non par vengeance, mais simplement parce qu'on décide de croire en ce que l'on est et ce que l'on vaut. Pour me soigner, j'écris des lettres d'amour à ceux qui comptent et qui m'ont aidée à être ce que je suis. Il me reste juste à tuer un espoir que j'avais en moi, le détruire et accepter que certaines choses ne changeront jamais.

2010 oct. 2

Juste pour rappel...

... qu'il est inutile d'essayer de me dominer par quelque moyen que ce soit, ça ne marchera définitivement pas. Je n'ai pas de temps à perdre dans des rapports de force tendant à essayer de démontrer une suprématie totalement fictive. Quand il s'agit de débats tendant à me démontrer que vous êtes soit-disant dominant, ce n'est pas en faisant moult parades mal dissimulées ou par des discours bateaux tant entendus à droite à gauche que vous y arriverez. Au mieux vous susciterez un désintérêt total de ma part. Pour dominer l'autre, encore faut-il être capable de donner de la consistance à ce que l'on avance. Par ailleurs, n'ayant ni l'envie et encore moins de temps à perdre dans l'activité chronophage qui est de faire entendre raison à quelqu'un qui est buté, qui n'a que pour but de vous faire flancher et qui ne lâchera pas l'affaire tant que vous n'aurez pas cédé à son discours, je réponds la plupart du temps par le vide sidéral. Cette non-réponse rappelle à mon interlocuteur que sa démarche ne m'apporte rien, ce qui a souvent le don de l'énerver, donnant lieu à des flots verbaux qui, de manière générale, m'amusent beaucoup. Beaucoup considèrent encore qu'une non-réponse donne raison à l'adage qui dit "qui ne dit rien consent", cependant quand je consens j'ai tendance à dire "oui ok, je suis d'accord" et à alimenter mon accord sur la question. Une fuite ? Oui et non. Oui dans le sens où pas envie de jouer "Si ! Non ! Si ! Non ! ..." et non puisque j'ai tellement d'autres activités plus intéressantes à faire alors si en plus je dois perdre mon temps à me prendre la tête avec des gens qui n'ont que ça à foutre, je vais finir par devenir psychothérapeute. Question domination et surtout manipulation psychologiques, j'ai donné. Et je ne retomberai pas dans ce genre de mécanismes dont je connais parfaitement les rouages aujourd'hui. De grâce, concentrez-vous sur des activités utiles et évitez de me faire perdre mon temps.

2010 oct. 1

En parlant d'homophobie...

.... Couchée, kleenex collé au nez, frisson, zappant de chaine en chaine.... je tombe sur l'émission Vie privée, Vie publique (enfin je crois que c'est ça)... et je tombe sur Pierre Palmade qui témoigne sur son homosexualité... et une invitée arrive ensuite : Madame Boutin. Non seulement en 98, elle nous avait fait une belle déclaration homophobe dans le cadre du projet de Loi concernant le "PACS", elle en rajoute encore une couche 12 ans plus tard. Je ne sais pas si ce sont les histoires de consanguinités dans sa famille qui ont altéré ses neurones (oui, il faut le rappeler quand-même : Madame est mariée à son cousin germain - j'avoue c'est à la hauteur des propos de la dame, je m'adapte), mais son discours actuel n'a toujours pas changé. Un refus total de faire rentrer les homosexuels dans la norme, oser dire que grâce à sa bourde de 98 elle s'est fait connaître (c'est une honte... là j'ai un peu tendance à m'offusquer), rappeler encore une fois que pour elle être homosexuel c'est (pour simplifier) être incapable d'avoir un rapport "normal" à l'autre sexe donc forcément les homosexuels créent d'eux-mêmes leur propre exclusion.
En plus de ça, la Boutin nous explique que l'IVG, c'est mal. Après faut pas qu'on s'étonne d'avoir des pseudos-chanteurs homophobes et un tas de misogynes qui voudraient interdire aux femmes de parler, voire de voter (et pour le cas Boutin, on pourrait peut être en faire l'exception qui confirme la règle).

On peut pas faire une pétition pour la faire condamner ? Parce c'est joliment emballé son discours, et c'est bien là le danger.

2010 juil. 30

Je m'inquiète.

Je m'inquiète d'un rien. Un rien peut faire des dégâts, c'est le cas de l'objet de mon inquiétude. Depuis maintenant une quinzaine d'années, j'erre sur internet, passant de site en site, de chat en chat, forum en forum... Je constate une nouvelle fois, dans un exemple que je n'évoquerai pas car je ne souhaite pas alimenter la polémique, qu'internet, véritable outil de communication, ne s'attaque plus particulièrement aux personnes dites "publiques" mais est en train de devenir dans certains cas une véritable arme de destruction massive.

L'avantage d'internet était de donner libre accès à tout le monde à l'information. Aujourd'hui, on doit faire face à la désinformation, l'intox, les hoaxs... etc. N'importe qui peut écrire n'importe quoi, sur n'importe qui ou n'importe quoi. Les personnes publiques ne sont pas les seules concernées. Dans bien des cas, on a vu naître les dérives que cela pouvait entrainer pour n'importe quel pékin, ce pourrait être vous ou moi. N'importe qui écrit sur n'importe qui sous l'étendard de la liberté d'expression. Foutaises ! Dans la plupart des cas, il s'agit plutôt de vengeance mal dissimulée, de paranoïa non assumée ou de névroses multiples. Beaucoup d'internautes ont bien saisi l'intérêt de l'outil "internet" et tous n'œuvrent pas pour dénoncer des injustices ou transmettre leur combat. Non ! Les cas dont je parle sont ceux qui font preuve de misérabilisme, faisant étalage d'histoires personnelles tombant fatalement dans une désuétude pathétique. Le pire c'est qu'en écrivant ce genre d'article, je risque de recevoir des missives de personnes paranoïaques se sentant visées alors que je ne parle pas d'elles.

Je ne parle pas non plus des blogs où le tout un chacun peut étaler (s'il le souhaite) ses histoires personnelles, ses joies, ses déceptions. La seule condition que j'exige de ce genre de blogs, c'est de ne citer personne qui ne souhaite pas être exposée sur internet. Or, force est de constater que dans beaucoup de journaux intimes en ligne, des noms, des initiales, des descriptions trop précises des personnes visées par des propos diffamatoires (ou non) sont écrits. Le sujet (qu'elle soit coupable des "actes'" qu'on lui reproche ou non) se trouve pris en otage. Ses solutions sont de demander au webmaster d'effacer toute trace ou tout éléments pouvant permettre au lecteur de le reconnaître, d'effectuer un droit de réponse sur son propre site si il en dispose ou de faire directement intervenir la justice (dans ce cas, encore faut-il pouvoir prouver que les descriptions permettent au lecteur de reconnaître la personne visée). Ces manières d'imposer et d'exposer un conflit au lecteur ne laissent que peu de marge de manœuvre pour la "victime". A partir du moment où ces textes sont publiés (ne serait-ce qu'un seul jour), le mal est fait. Sur internet tout va vite, le mal est très rapidement fait. Un jour de publication permet au lecteur de faire une copie d'un texte ou d'une photo pour ensuite le divulguer à qui il souhaitera sans complexe.

Livrer autrui à la place publique dans le but qu'il soit lapidé sous prétexte que l'on souffre, qu'on haït, qu'on a été trahi, qu'on estime que sa propre vérité est la plus juste, n'est pas pour moi un acte de confidence. Il s'agit d'un acte de manipulation, une tentative de meurtre visuel et virtuel. Le but est bien de vouloir étouffer l'autre, chercher du soutien chez le lecteur et une justification de ses propres actes, être conforté dans ses écrits.

Intervient donc le rôle du lecteur. Quel est-il ? Doit-il prendre parti ? Doit-il rester silencieux et constater le massacre ? Doit-il soutenir ? Comment peut-il démêler une histoire qui relève de la vie personnelle de deux autres personnes qu'il ne connait pas ou qu'il connait peu ? Ca me questionne beaucoup tant sur le plan éthique et moral que juridique.

2010 juin 4

QUARANTE RAISONS POUR LESQUELLES LES PUTES SONT MES HÉROÏNES Par Annie M. Sprinkle

1. Les putes ont la capacité de partager les parties de leur corps les plus privées et les plus sensibles avec de complets inconnus.

2. Les putes peuvent aller dans des lieux où personne d’autre ne va.

3. Les putes affrontent les moeurs sexuelles.

4. Les putes sont enjouées.

5. Les putes sont des dures..

6. Les putes ont des carrières fondées sur le don du plaisir.

7. Les putes sont créatives.

8. Les putes sont aventurières et osent vivre dangereusement.

9. Les putes enseignent aux gens à être de meilleurs amants.

10. Les putes sont de tout sexe et de toute culture.

11. Les putes donnent d’excellents conseils et aident les gens à résoudre leurs problèmes personnels.

12. Les putes s’amusent.

13. Les putes portent des vêtements excitants.

14. Les putes ont de la patience et de la tolérance pour des gens que d’autres personnes ne pourraient pas supporter.

15. Les putes font que les gens seuls le soient moins.

16. Les putes sont indépendantes.

17. Les putes apprennent aux gens à avoir des relations sexuelles saines.

18. Les putes sont une tradition.

19. Les putes sont branchées.

20. Les putes ont un bon sens de l’humour.

21. Les putes libèrent des millions de gens d’un stress ou d’une tension involontaires.

22. Les putes soignent.

23. Les putes tiennent la tête à d’intenses préjugés.

24. Les putes gagnent de l’argent.

25. Les putes ont toujours du travail.

26. Les putes sont sexys et érotiques.

27. Les putes ont des talents spéciaux que les autres n’ont pas. Tout le monde n’a pas ce qu’il faut pour être une pute.

28. Les putes sont des personnes intéressantes avec plein d’histoires de vie excitantes.

29. Les putes se font souvent baiser.

30. Les putes aident les gens à explorer leurs désirs sexuels.

31. Les putes explorent leurs propres désirs sexuels.

32. Les putes n’ont pas peur du sexe.

33. Les putes font le trottoir.

34. Les putes brillent.

35. Les putes sont divertissantes.

36. Les putes ont les tripes de porter de très grosses perruques.

37. Les putes n’ont pas honte d’être nues.

38. Les putes aident les handicapés.

39. Les putes décident de leur emploi du temps.

40. Les putes se révoltent contre les lois absurdes, patriarcales, et niant le sexe, levées contre leur profession et se battent pour le droit légal à recevoir une compensation financière reconnaissant la valeur de leur travail.

(source : Le Blog d'Agnès Giard)

2010 avr. 22

Queer & Co...

Reçu par mail d'Emilie Jouvet ce matin !

2009 oct. 21

Ca existe encore les misogynes ?

Et bah oui ! Je pensais que cette race d'hommes était en voie d'extinction mais pourtant j'en ai rencontré deux / trois dernièrement. Bizarrement je n'arrive pas à ignorer ce type d'individus qui tend à me mettre le nerfs en pelote. J'ai l'optimisme de croire que la plupart des femmes aujourd'hui vivent avec leur temps et qu'elles se soient libérées de pas mal de carcans. Nous n'en sommes pas toutes au même stade, mais en France, nous sommes assez nombreuses déjà à avoir notre indépendance économique. 68 a fait naître les mouvements féministes au grand jour et les prémisses de la libération sexuelle. Je pense qu'aujourd'hui nous sommes un peu dans un cul de sac et que quelques unes d'entre nous s'efforcent de continuer dans ce sens. Des portes nous ont été ouvertes, il faut maintenant débroussailler les chemins de la sexualité féminine.

Il y a quelques jours encore, un bougre me faisait des remarques sur la nouvelle tournure et le nouveau design de mon site. Ce dernier, en retard sur son temps, m'accablait de réflexions de toute sorte allant jusqu'à me soupçonner de prostitution. Je le rappelais à l'ordre en lui expliquant que la prostitution était un métier à part entière, que ces hommes et ces femmes qui travaillent dans le service sexuel avaient le droit à autant d'égards et de respect que n'importe qu'elle personne exerçant toute autre profession. Et que NON, la prostitution n'est pas une tare, pour certains clients, je pense que ça vaut bien mieux que des années de psychanalyse.

Hier, on me signifiait "Ton site manque d'une touche masculine" (sachant que la touche masculine à y ajouter aurait été de faire éjaculer mon rabbit...). DE QUOI ?
"Le 3/4 des personnes qui fréquentent ton site sont des hommes". PARDON ?

Alors soyons très clairs : je suis une femme et je ne compte pas mettre de photo de mon vagin pour le prouver. Donc ce site est et restera féminin puisque je n'ai pas l'intention de changer de sexe. Ensuite, l'éjaculation n'est pas pour moi signe d'hormones mâles. Les femmes aussi éjaculent. Je n'ai pas non plus l'intention de remplacer mon rabbit par un sextoy réaliste afin de satisfaire une certaine touche masculine. Mon rabbit est rose transparent et je l'aime ainsi.

Ensuite, comme mon site est orienté vers la sexualité, évidemment il y a plus d'hommes qui le fréquentent ? Dans quel siècle certains d'entre vous se sont-ils arrêtés ? Beaucoup de femmes s'intéressent à la sexualité de manière ostentatoire ou non. Par ailleurs, pour info, au vu des messages que je reçois par mail, mon site est fréquenté par des hommes, des femmes, des travesti(e)s, des transgenres, des transexuel(le)s, des homosexuel(le)s, des bisexuels, des queers, des créatures asexuées...

Tout ça à cause d'un rabbit. Ce qui prouve bien qu'il y a encore certains d'entre vous qui voient dans les sextoys féminins un sérieux concurrent ! Si c'est le cas, c'est que vous ne vous êtes pas suffisamment intéressés au sujet ou à votre partenaire. Je vous plains.

2009 août 24

*merci*

Merci à tous ceux qui sont venus samedi soir (même ceux qui arrivent à 1h du mat - mais bon avec la robe de mariée, j'avoue, je pardonne). J'ai passé le cap des 33 ans (non personne ne m'a crucifiée, quoique...) avec le sourire, des amis, des baisers (sur mes pieds aussi), un tyrolien sur les tables sauvagement attaqué par un être androgyne, des bruits de chaines, des sons de fessées et autres flagellations, des émotions cachées, des elfes et autre créature de la forêt, ... et mon grand A, au Lust - même qu'Eleonore est venue me chanter "happy birthday to you" à la Marilyn Monroe (mais brune). Vous m'avez pourrie/gâtée avec goût. Merci aussi à ceux qui m'ont envoyé des messages par différents moyens. Malheureusement, je manque de temps en ce moment pour y répondre. Et puis merci au Lust de supporter avec le sourire nos extravagances.

(photo réalisée par Yann Minh, notre noonaute préféré à tous)

2009 août 10

Quitte à faire du féminisme de base.

Je sais, j'ai une gueule d'ange et je suis quelqu'un de plutôt *gentil* (pas avec tout le monde, ça va de soi). Mais il semble qu'une partie de la gente masculine n'ait pas pigé un mot très intelligible pourtant, un des premiers mots qu'on apprend quand on est petit, je parle ici du "NON". Je rappelle à certains d'entre vous que lorsqu'une femme dit non, ça ne veut pas dire oui, c'est NON, point barre. Et ici, je ne parle pas du tout de relations sexuelles, je parle d'autres faits qui n'ont pas grand chose à voir avec le sexe directement. Depuis début juillet, j'ai eu affaire à 4 exemples du type dont 3 se sont renouvelés samedi dernier. Je considère que prendre un de mes NON comme un oui est une trahison et il est quasiment impossible de se faire pardonner quand on a fait cette erreur avec moi.
Je n'aime pas les conflits et je n'aime pas devoir hausser le ton. Je sais dire non avec le sourire, mais il semble que pour certains de la gente masculine, il faille dire non en hurlant, sur un ton menaçant avec la tête qui vont avec pour pouvoir se faire entendre. Et encore, même en disant non avec le regard, l'attitude et le ton qui vont avec, certains se permettent encore d'insister et ça commence vraiment à m'énerver fortement.
Que se passe-t-il ? Certains hommes (pas tous, merci bien) sont donc si cons que ça ? Certains mots ont échappé à leur vocabulaire dont celui-là en particulier, surtout quand il sort de la bouche d'un vagin sur pattes ? Le NON est-il inintelligible pour certains hommes ? Oublient-ils de se laver les oreilles ? La musique était trop forte ? N'ai-je pas parlé assez fort (je déteste hurler) ? Franchement, je me lasse de devoir me répéter sans cesse et encore pire qu'on me pousse à bout afin que je me justifie de mon NON. Je considère cela au même titre qu'un viol. Soit ! Il ne s'agit pas d'un viol sexuel avec les traumatismes psychologiques et physiques que cela peut entrainer, mais c'est un viol quand-même que je n'ai plus envie de minimiser. Et je déplore qu'en 2009, on en soit encore à tenir ce genre de discours face à certains hommes. Je dirais même que ça me choque d'écrire ce post, j'ai presque l'impression de régresser.

NON c'est NON et ça restera NON. Et le prochain qui ose une seule seconde douter de ma réponse, d'insister, d'essayer de me forcer ou de me convaincre de quoique ce soit se prendra ma main dans la gueule, je ne chercherai plus à me justifier ni à comprendre, comme ça le message sera passé. Et je me fiche de savoir si Môssieur a trop bu ou s'est trop plongé le nez dans la neige ou a gobé la dernière merde qui trainait dans le coin, il n'est point d'excuse. 

A bon entendeur....

2009 août 5

J'y peux rien, je suis fan.

Gars: J'ai envi d'être père à 19 ans...
Fille: ah ouais?
Gars: Et je veux que ce sois toi la mère de mes enfants...
Fille: euh' si tu veux mais on les noient après?
Gars: Mais non ça va pas la tête!
Fille: Bon d'accord mais on le garde que si c'est un gars... si c'est une fille on la noie!
Gars: Mais non on la garde quand même tu es folle! :o
Fille: Mais tu veux qu'on en fasse quoi?
Gars: Ben qu'on l'élève...
Fille: o.O pourquoi faire? comme les pokémons?
Gars: ...

SOURCE : DTC

2009 juil. 8

WTF !

mycroft dit: j'en ai marre des meufs sérieux
Je dis: hey ho
Je dis: je suis sympa moi comme fille
mycroft dit: t'es pas une vraie fille toi aussi

2009 juil. 2

Fail.

Pheno : Ca me fait pas vraiment bander...
xxxxx : Hein ?
xxxxx : Mais t'es pas une fiiiiillle ????
Pheno : Ca dépend des jours :)

2009 mai 12

French L'World

- Je peux te poser une question indiscrète ?
- hmm, oui ?
- Heu.... tu es homosexuelle ?
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Ben, à te voir aujourd'hui, tu ressembles beaucoup à Shane dans "The L'World" et puis j'ai vu tout à l'heure que tu avais un "Têtu" qui dépassait de ton sac...
- Je le prends comme un compliment.
- Ca répond pas à ma question !
- Je t'ai dit oui pour que tu me poses la question, j'ai pas dit que j'y répondrais.
- Oui...

2009 mai 4

This Week.

This week, je suis pas là et pourtant il y a tout ça !

Si je ne me trompe, il y aura aussi une Fetish In Paris Lounge, mais je dois vérifier l'info (flyer à venir).

2009 avr. 5

Tu te la pètes ?

... ben sauf que moi je n'ai pas le temps.
Heureusement que j'ai pris un peu d'air vendredi soir, parce que la Fetish Project - qui était parfaite, la soirée en elle-même n'a rien à voir avec ma mauvaise humeur et ce qui va suivre - ne fut pas aussi amusante que je l'avais espérée et encore heureusement que l'ambiance et les têtes connues et le sourire des nouvelles rencontres étaient là pour me faire garder le sourire. J'ai dû faire face à des situations plutôt cocasses et franchement je m'en serai bien passée. J'étais venue vraiment pour m'amuser et pas pour entendre les doléances/jugements des uns et des autres. Sans compter que dans les différentes situations on a essayé de me faire passer des vessies pour des lanternes d'où ma mauvaise humeur au réveil ce matin.

Ca m'apprendra à être curieuse et à poser trop de questions. Venir me dire que la "prostitution" est règlementée de la même manière en France et en Belgique me semble inadapté aux faits et est contraire aux textes de Loi des deux pays. Il suffit de lire les textes de chacun des pays, même si dans un cas comme dans l'autre, ils ne sont pas très clairs. On observe bien évidemment une tolérance dans les deux pays mais pas à la même échelle. En Belgique, on peut constater une florescence des Maisons Closes notamment à la frontière avec la France (oh mais pourquoi ?). En France, depuis 2003, la Loi a encore sévit sur le sujet interdisant ainsi le racolage passif. Alors on peut toujours attendre pour voir l'ouverture de Maisons Closes. Question Dominatrices Professionnelles, ne soyons pas naïfs s'il vous plait, on sait très bien que la Domination pro est assimilée à de la prostitution. Bons nombres diront qu'il n'y a pas de rapports sexuels donc qu'il ne s'agit pas de prostitution. D'une ce n'est pas le cas pour toutes et de deux quelle définition donner à un rapport sexuel ? S'agit-il uniquement de définir rapport sexuel comme acte de pénétration penis/vagin ? On parle bien de rapport sexuel donc sont considérés comme rapports : la masturbation par autrui, la sodomie (gode-ceinture non exclu), le fist, le travail anal, le cunnilingus... et j'en passe. La Domination n'est pas exempte de ces pratiques. Même s'il n'y a pas de rapport sexuel direct, la domination selon les pratiques des unes ou des autres peut être assimilée au travail du sexe. Je trouve parfaitement hypocrite d'en affirmer le contraire. Et par ailleurs nier cet état de fait ne fait en aucun cas avancer la dépénalisation de ce genre de pratiques, ni les mentalités. Jouer la politique de l'autruche comme l'état n'a jamais été une solution. On sait très bien que la seule manière de pouvoir exercer ce métier de manière "légale" est de monter une société de prestations de services, avec tous les risques que peut gènèrer une telle entreprise. Alors me "vendre" l'idée qu'on a trouvé un super moyen top secret d'exercer en tant que Dominatrice professionnelle en Belgique ne me fera pas briller les yeux. Ca c'est un premier point que je n'ai pas exposé hier soir, j'étais là pour m'amuser pas pour débattre.

M'opposer un jugement sans justification ou par des sophismes est le meilleur moyen pour que je vous méprise. J'aime qu'on me dise "non c'est nul", ça me fait avancer, mais encore faut-il le justifier d'une part et d'autre part j'aimerai assez, lorsqu'on décide d'argumenter, que les arguments soient de poids. Il est bien beau de détruire, mais ce serait pas mal que la critique soit constructive et que les arguments avancés ne soient pas contradictoires. Me prendre pour plus bète que je ne suis parce que je suis souriante et sympathique est une terrible erreur. Ma métaphore va être simple pour expliquer ce que j'ai dû écouter hier soir : en gros, dans un salon N°2, comparez les bouquins de Sade (posés sur une étagère dans un autre salon que nous nommeront N°1) et dites-moi qu'ils sont tous pareils et tous nuls, citez le nom de personnes qui sont d'accord avec vous et validez le tout en citant un bouquin de Maïa Mazaurette (!!!???), bouquin que vous pensez que je n'ai pas lu. Sauf que je l'ai lu. Et là tout s'écroule. Donc je vous précise que j'ai lu ce bouquin et que je vois pas ce que ça vient faire dans votre argumentation. Et ne pouvant réfuter ma réponse, vous me répondez que de toute façon, plein de monde du salon N°1 pense comme vous, des centaines même et que ça se sait même dans le salon N°2. Sauf qu'il faut préciser que les personnes qui fréquentent le salon N°1 sont les mêmes que celles qui fréquentent le N°2, donc bon, je vais dire une LApalissade mais dans un petit village tout se sait. Ce qui ajoute encore moins de crédit à la construction de l'argumentaire, tout ça pour finir sur une phrase que je ne citerais même pas mais qui visait à toucher à ma personnalité. D'une personne me connaissant depuis 20 minutes à tout casser, je vous avoue que ça m'a fait légèrement sourire. La phrase était gentille, très gentille même, mais hors de propos. Désolée de ne pas coller aux codes une fois de plus. Je n'y tiens toujours pas. Je ne suis toujours pas décidée à rentrer dans le rang et je déteste toujours autant avoir ce genre de discussions quand je suis là pour faire la fête.

Et encore j'en passe. J'ai eu d'autres éléments dans la soirée qui me laissent un goût amer.

Bref dans tout ça, il y avait plein de monde et je remercie Salem et son joli sourire. La fetish Project était très réussie, je reviendrai !

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