Je prends sur la table basse des pinces. Au nombre de 3, elles sont reliées les unes aux autres par une chaînette. Je place la première sur l’un de ses tétons, que je fais préalablement bander en le stimulant, pinçant, suçant, mordillant. J’en fais de même pour le second. J’hésite un moment pour la troisième pince. Je trouverai autre chose pour la bouche plus tard, il ne parle pas beaucoup pour le moment. Je décide donc de resserrer le petit anneau sur les branches métalliques de la dernière pince sur son prépuce.

Les bougies formant un cercle de lumière autour de lui me narguent. J’ai envie de jouer avec la cire. J’hésite à attendre un peu. Je préfère user de mon mini martinet en lanières de latex pour sensibiliser ses tétons doucement ainsi que la peau de son torse. Je commence doucement à lui donner des petits coups oscillant entre les coups classiques donnés de manière verticale et les coups de manière circulaire. Les premiers sont plus mordants que les seconds qui ressemblent plus à des caresses, mais nous n’en sommes qu’à l’échauffement, aucune douleur ne se fait encore sentir et ce n’est pas le but recherché immédiatement.

Les tétons doivent être encore maintenus dans les pinces afin de supprimer l’afflux de sang. Ils deviendront douloureux dans quelques dizaines de minutes alors que j’aurais resserré un peu plus les pinces entre-temps. Je continue à le marteler doucement avec mon petit martinet, acheté dans un sexshop de la rue Saint Denis.

En fait, je n’aurais jamais acheté cet objet de moi-même si je ne l’avais pas vu utilisé par une dominatrice dans un club parisien. Je l’avais regardée user de ce petit objet perfide sur un soumis – qui deviendra plus tard un de mes amis – qu’elle avait attaché. Elle lui maltraitait les tétons de manière régulière et répétitive avec ce petit bâton jonché de quelques lanières de latex. Au départ, je ne comprenais pas très bien où elle voulait en venir jusqu’au moment où j’ai vu cet homme de corpulence massive grimacer sous les coups de cet objet qui me semblait ridicule. J’avais suivi la scène jusqu’à son terme et le bonhomme n’avait pas que fait la grimace, il avait aussi laissé échapper à plusieurs reprises des gémissements de douleur. J’avais compris que ce petit objet avait la même fonction qu’un martinet normal, sa petitesse permettait d’atteindre des petites surfaces avec un maximum d’embouts en latex, provoquant ainsi le même effet qu’un martinet normal sur un fessier ou autre « grande » surface du corps.

Je continue à lui frapper les tétons de la même manière que la dominatrice de mes souvenirs. Il faut que ce soit répétitif et précis. Je m’arrête un instant pour lui resserrer un peu plus les pinces de chaque téton. Je remonte donc doucement le petit anneau qui presse un peu plus les embouts des pinces sur le téton. Je regarde son visage en même temps afin de percevoir une réaction, il serre un peu les dents, mais il ne s’agit pas de douleur. Je prends tellement mon temps, qu’il s’agit plus de petites grimaces d’appréhension, ne sachant pas jusqu’où je vais aller. Je reprends ma flagellation, lente et lascive, en allant d’un téton à l’autre. La circulation du sang étant coupée par les pinces, je ne sais pas exactement quelles sont les sensations provoquées, mais je continue en prenant soin de ne pas les arracher avec les fines lanières de latex qui pourraient se prendre dans les branches métalliques. Au bout de cinq bonnes minutes, sa peau autour des aréoles commence légèrement à rougir, comme une légère irritation. Je souris. Je caresse sa peau afin de vérifier si cette zone commence à chauffer, mais je constate qu’il n’en est rien.

Je décide donc de continuer mes petits gestes qui fatiguent un peu mon poignet. Je ne peux changer de main, je ne suis pas ambidextre et ce serait prendre un risque, cela ralentirait le rythme et cette idée est exclue. Mes gestes suivent la musique et j’ai l’impression que les flammes des bougies dansent à mes pieds. Je me laisse totalement emporter, je suis totalement ailleurs, comme si je n’avais pas conscience de la scène qui est en train de se dérouler, je ne suis plus spectatrice mais actrice de ce moment. Je ne sais pas combien de temps passe, mais sa peau a bien rougi. Je passe ma main doucement telle une caresse sur ses pectoraux et constate avec une certaine excitation une sensation de chaleur.

Je repose mon petit engin de torture sur la table basse. Je regarde le pot qui est juste légèrement sur ma gauche. Je sais qu’un sourire sadique se dessine sur mon visage. Je tourne ma tête vers lui, je scrute son torse. C’est nécessaire. Je me lève, je le caresse. La sensation n’est pas parfaite, je voudrais que ce soit totalement doux et lisse.

Je prends le pot qui m’appelle depuis ces cinq dernières minutes et file vers le four à micro-ondes dans la cuisine. Je prends soin d’enlever le couvercle, place le pot en plastique au centre du plateau de verre du four. Je vérifie les instructions une dernière fois et appuie sur les boutons correspondant aux directives.

Je retourne dans la pièce où se trouve ma victime, desserre légèrement les pinces, je ne voudrais pas lui arracher la peau et je tire d’un coup sec sur les deux chaînes reliées aux tétons, les pinces tombent au sol, étant retenues par la dernière chaîne reliée à la peau de son prépuce.

« - AAAAAAAAAAAAAAAAHHH !
-    bip ! bip ! bip… »

Son hurlement se mélange bizarrement à la sonnerie du four à micro-ondes. Il reste la bouche ouverte, haletante, sa poitrine se soulève par à-coups suivant sa respiration qui est devenue rapide après la pointe de douleur. J’ai envie de pousser le vice – évidemment – je lui titille doucement et pince du bout des doigts chacun de ses tétons.

« - Aaaaahhhh, c’est sensible ! T’es vraiment une garce !
-    bip ! bip ! bip… »

Je reste silencieuse et le gifle durement sans scrupule, je reste impassible. Son visage vire sur le côté, il revient face à moi, la bouche entrouverte, il ne s’y attendait pas et ne dis pas un mot. Le foulard n’a pas bougé. Le four à micro-ondes m’appelle. Je vais à la cuisine chercher mon petit pot dans le four. Je touche du bout des doigts le plastique, ce n’est pas brûlant, je prends quand même le soin de retirer le récipient du four avec un torchon et le dépose sur la table basse du salon. Je dois attendre encore trois minutes pour être sûre que la mixture ne provoquera pas de brûlures. Je décide de changer la musique, je ne veux pas qu’on entende ses hurlements à venir.