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2012 mar. 17

La question du corps

Je me suis souvent poser les questions "que dois-je faire de mon corps ? A quoi sert-il ? Comment puis-je l'utiliser ?".

J'ai découvert mon corps assez jeune vers 10 ans. Je parle là de corps sexualisé. J'ai appris à le connaître en testant des pratiques diverses et variées. Ca a commencé avec la découverte d'un sac rempli de magazines et livres porno mainstream, appartenant à mes parents. Très rapidement, je me suis liée d'amitié avec un roman photos BDSM qui m'excitait au plus haut point. A cette époque, je n'intellectualisais pas du tout les choses, mes actes de masturbation étaient totalement primitifs. Rapidement dans ce roman photos, j'accentuais mon regard sur une scène dite lesbienne.

Quelques temps plus tard, je découvrais une autre partie de la sexualité. Je n'étais plus seule mais je pouvais m'exciter avec une amie. Encore une fois, rien n'était intellectualisé, je laissais court à mes envies. Mais je commençais déjà à culpabiliser. Déjà parce que j'avais été élevée dans un contexte judéo-chrétien culpabilisant, mais en plus j'en rajoutais une couche en ayant une relation lesbienne. Mais, j'aimais déjà le sexe et il fallait que j'assouvisse mes besoins en la matière.

Plus tard, j'ai voulu essayer les garçons. Ce fut un grand stress tant au niveau du premier baiser qu'au niveau de la première fois sexuelle. Déjà l'idée première du porno qui prône la performance faisait pression sur mon cerveau et mon corps. Je perdais là pour la première fois la propriété de mon corps. Il fallait que je réussisse comme toutes mes copines. Ma première fois sexuelle avec un garçon fut un échec cuisant. Je craquais sur lui mais lui n'en avait rien à faire et je ne lui en veux pas pour ça, je lui en veux juste un peu pour avoir profiter de mon innocence. Cette relation sexuelle m'a couté très cher. J'ai du faire face à une réputation de salope pendant des années car je multipliais les expériences sans pour autant avoir de relation stable. Je voulais tester tout ce qui était à ma portée. Ca m'a notamment couté un œil au beurre noir par deux jeunes filles. Pourquoi ? Je n'ai jamais compris. Pour elles j'étais une salope et je devais être punie. A quel titre ? Je comprends mieux maintenant mais je ne tolère pas.

Ce coup reçu m'a marquée et je me suis dit que je ne pouvais plus vivre ainsi et qu'il fallait que je fasse comme tout le monde : un couple hétéro stable. Je perdais à nouveau la propriété de mon corps. Pendant des années j'ai vécu en couple hétéronormé. Pas la peine de préciser que j'étais très malheureuse.

A la suite d'une rupture douloureuse d'une relation de 7 ans, j'ai décidé de faire un virage à 180 degrés : me retrouver et reprendre possession de mon corps. Ca a commencé par multiples lectures sur la sexualité hétéro au départ puis j'ai dévié vers les notions de genre. Revenue sur Paris après 7 ans en province, toutes les portes s'ouvraient à moi. Je pouvais fréquenter différents milieux et différentes personnes qui m'apportaient enfin la liberté de mon corps. Je reprenais enfin conscience que j'avais un corps et que je pouvais en faire ce que je voulais. Ceci s'est défini par une sexualité diverse et variée, une approche nouvelle du corps et de ses capacités. Je rencontrais enfin des personnes dont la sexualité ne se résumait pas à l'ultime pénétration pénis/vagin. Je découvrais aussi que le polyamour n'était pas condamnable et existait.

Aujourd'hui, je suis heureuse avec une sexualité plus complexe que le veut la norme. J'aime les filles et les garçons et je ne peux me passer ni de l'un ni de l'autre. Ceci reste binaire au niveau du genre et j'apprends encore chaque jour. J'aime de moins en moins le porno mainstream (même si j'en regarde encore) et dirige ma préférence au porno queer qui m'offre une vision plus réaliste du sexe. J'ai plus de facilité à me transposer. J'utilise aussi mon corps pour faire des photos érotiques ou pornographiques ainsi que lors de performances de prévention dans le cadre de la sexualité entre femmes. Ce sont des choses que je fais avec plaisir et par conviction personnelle. Mon corps n'est plus objet mais est une arme engagée. Je lui ai enfin donné ce qu'il lui fallait : le plaisir et l'engagement.

2012 fév. 23

Période Porno

- http://queerporn.tv/

- http://www.nofauxxx.com/

2011 avr. 14

Sexe et statistiques sur un échantillon donné ?!

[Edito de la semaine du 21 mars sur la Back-room de Ladies-Room]

Je n’aime pas les statistiques de manière générale, la plupart sont biaisées à cause du panel trié aléatoirement ou trop précisément sur des critères qui sont souvent liés à des jugements de valeur. Ce n’est qu’une raison, il y en a plein d’autres. Pour l’exemple, je prends un panel biaisé avec dynamique de groupe, et une analyse complètement fausse (ou pas)  : 

pheno1.jpg- Sexe : majoritairement masculin (très largement, masculin, pas le sexe)
- Age : de 20 à 35 (35 grand max, et 20 parce que je ne connais pas l’âge de tous)
- Classe socio-professionnelle : top secret

A la question ” Il me faut un sujet de base (sur le sexe) pour un édito, quelqu’un a une idée ?”, les participants m’ont donné la liste suivante :

- le sexe de mon meilleur ami est plus gros que celui de mon mec et cela me trouble : donc on peut en déduire que la taille du sexe est toujours un stress chez les hommes.

- la fellation après la sodomie : fellation et sodomie, l’homme a toujours besoin de rentrer quelque part, c’est bien connu.

- le pénis radioactif : je décline l’invitation. Non merci. Cependant cette réponse a-t-elle un lien avec des fantasmes hentaï ?

- peut-on parler de techniques de drague chez les filles ? (ndlr. : celui-là est légèrement biaisé, mais c’était pour traduire) : Chez les hommes on appelle ce genre de pratiques exercées par une femme, une manipulatrice, et si on parle des techniques de drague de l’homme, on appelle ça un séducteur, un Don Juan ou un salaud (cochez la case qui vous convient), pour bien coller aux clichés.

- les femmes cougars : l’art de leur faire avouer leurs fantasmes. Je fais l’approche freudienne (non pas la peine).

- la maladie du sexe : déjà fait. Enfin j’avais parlé de la course à l’orgasme. Est-ce un célibataire qui parle ? C’est bien connu, il n’y a que les célibataires qui sont frustrés ou les vieux couples mariés (Aïe ! ça pique les yeux d’un coup).

- l’odeur : de quoi ? Du sexe masculin ou féminin ? Qui sent le plus fort et surtout pourquoi ? (les pets au lit, ça compte pas !)

- la pilosité : Ah c’est donc un élément très important chez les hommes hétérosexuels, mais on parle des poils de qui ? Viens-là que je t’épile le torse mon chéri !

- l’abandon de soi : joli sujet, très féminin.. On notera donc qu’un seul, dans une dynamique de groupe, a su assumer son côté féminin.

- le fist fucking : je rajouterai, est-il une pratique hard ? et pour qui ?

- changer les draps avant ou après : doit-on comprendre qu’on en revient à l’odeur ? Les hommes auraient donc une touche hygiénique par confort ou pour ne pas se faire griller.

- les fellations sans dents : j’avais proposé avec, mais j’ai eu peu de succès. Doit-on en déduire que les nombreux ouvrages sur le sujet sont à revoir ? Que les femmes ne les lisent pas ? Ou que les hommes sont incapables de communiquer ?

- de l’art de rhabiller son partenaire : ou comment dire poliment “casse-toi !” après avoir eu un rapport sexuel.

- la “cannibalisation” des appareils génitaux : cet échantillon voulait-il dire cannibalisation ou cannibalisme ? Les désordres d’ordre sexuel chez l’homme ont-ils quelque chose à voir avec leur vocabulaire ? Ou en approche très freudienne : la peur du vagin chez l’homme.

- le décrochage de soutien gorge avec les appareils génitaux : on a été unanime : respect ! (et on demande à voir).

- se servir de son sexe comme d’un porte manteau : L’homme est un être pratique.

- on peut changer de discussion ? La psychologie inversée chez l’homme ou l’art de la provocation.

- apologie du quickie : Doit-on en déduire que les hommes ont du mal à se maîtriser (éjaculation précoce) ?

- les piercings génitaux : Bientôt. Merci de s’en inquiéter.

- godage d’urètre : résultat de la dynamique de groupe. Les hommes en arrivent donc, toujours, à des extrêmes.

- Comment être dégouté du sexe sur un laps de temps ? résultat de la dynamique de groupe. Un homme finit donc par être dégoûté du sexe par ses propres congénères.

- les paraphilies de l’un-des-présents-que-je-ne-citerai-pas ? Une vague histoire d’insectes, résultant de la dynamique de groupe, on n’a pas tout compris.

- les autistes et le sexe : Les hommes ont donc un problème définitif avec la communication dans le sexe.

- les fantasmes déviants des informaticiens sur IRC : ou l’art de balancer son panel.

- et le dernier parce que le lien est édifiant : la taille du pénis dans le monde : Je pense que vous confirmerez qu’ils ont tous menti.

En conclusion : méfiez-vous des statistiques, des panels et surtout des informaticiens en matière de sexualité : On peut leur faire dire n’importe quoi.

2011 avr. 9

"Putains de salopes de lesbiennes de merde"

[En Une sur Ladies-Room il y a quelques semaine]

Alors qu'il y a une semaine j'écrivais un compte-rendu sur l'ouvrage "Les Lesbiennes" de Stéphanie Arc, une semaine avant j'entendais l'insulte en titre lors d'une sortie dans un milieu dit "ouvert d'esprit" parce que j'étais en compagnie d'une femme.

Pour re-situer la scène, j'étais donc en compagnie de cette jeune femme au look androgyne, ce que nous faisions à ce moment précis était largement explicite quant à la nature de notre "relation éphémère". Nous étions toutes les deux entourées de plein de monde puisque la salle était pleine et des scènes bien plus explicites se déroulaient autour de nous (non nous n'étions pas en soirée libertine, bien que ce genre de pratiques soit accepté dans ce genre de soirées).

La nature des relations que j'ai l'habitude d'entretenir avec cette fille n'a aucune importance. Ce soir-là, elle est venue vers moi à un moment de la soirée, nous avons discuté, nous nous sommes embrassées et nous sommes allées plus loin. Nous vivions ce moment intime ensemble sans se soucier de ce qui pouvait se passer autour, jusqu'au moment où j'ai ouvert un peu plus les yeux, parce que je sentais des mains me toucher chacune des épaules.

Je tournais la tête à gauche, un homme me tendait la bouche comme si je lui devais bien ça en tant que dépravée qui se tape une femme. Je le regardais, l'air interloqué et le repoussais. Ce n'est pas parce que je suis bisexuelle, voire même pansexuelle,  que je suis prête à me taper n'importe quel nigaud qui me présentera sa bouche ou sa queue. Si j'avais eu envie d'un mec à ce moment-là, je n'aurais pas eu une femme dans les bras. Il retentait le coup une seconde fois, un "NON" autoritaire sorti de ma bouche. Il comprit le message et s'en alla.

Maintenant il fallait que je m'occupe de la main qui pelotait mon autre épaule. Et je voyais là un gros lourd qui avait déjà essayé d'entamer une conversation avec moi plus tôt dans la soirée, mais que j'avais vite évincé. Je retirai gentiment sa main de mon épaule en lui faisant signe de ne pas se mêler de ce qu'il se passait. Je retournais à ma compagne du moment quand la main revint sur mon épaule. Ça commençait à faire beaucoup. J'enlevais la main et repoussais l'homme en question un peu plus fortement avec le regard noir.

Caressant à nouveau ma douce et essayant de ne plus m'occuper de ce qui se passait autour de nous, la main revenait à mon épaule et commençait à descendre sur mon bras. Cette fois-ci c'en était trop. J'enlevais la main et poussais ce gros lourd violemment en lui expliquant rapidement qu'il était hors de question qu'il intervienne dans notre duo que je voulais exclusivement féminin. Il se rapprochait à nouveau, l'air de dire "ça va tu roules bien des pelles à une fille, tu vas pas faire ta fine bouche avec un mec en plus". Cette fois-là je le repoussais des deux mains sans rien lui dire à part "DEGAGE !"

Ce fut à cet instant que l'insulte homophobe sortit de sa bouche et qu'il s'éloigna. Je lui lançais une invective l'invitant à revenir me dire cette insulte droit dans les yeux. Il ne revint pas évidemment.

J'en reste encore très marquée mais point blessée. Les mentalités même dans les milieux les plus ouverts n'ont toujours pas évolué. L'hypocrisie règne encore. Certains hommes croient encore que la sexualité se résume à un rapport hétéronormé et que les femmes ne peuvent pas se passer de leur phallus. Certains diront que cette scène n'avait pour but que d'exciter une horde d'hommes et moi j'affirme qu'il n'est point besoin d'une scène "lesbienne" pour exciter des hommes, il existe des moyens beaucoup plus simples que cela.

Lorsque nous sommes entre femmes, sachez messieurs, que nous n'avons pas besoin de vous, mais alors vraiment pas. Et pour rajouter une couche, chaque femme passée dans mon lit m'a fait jouir, ce qui est loin d'être le cas de tous les hommes avec qui j'ai eu des rapports sexuels.

Cet argument ne fait pas pour autant de moi une lesbienne puisque j'aurais trop de mal à me passer des hommes. Il est temps de se réveiller et d'accepter que le sexe fort n'est peut-être pas celui que l'on croit. A bon entendeur...

2010 nov. 21

Sexe et Littérature aujourd'hui d'Olivier BESSARD-BANQUY.

Il y a un mois, la Musardine m'adressait un colis avec quelques unes de leurs nouveautés. Le premier de la pile qui a tout de suite suscité ma curiosité était "Sexe et littérature aujourd'hui" d'Olivier BESSARD-Banquy, que je me suis empressée de commencer à lire dans le métro comme à mon habitude.


Pour la présentation rapide, Olivier BESSARD-BANQUY est Docteur à la Sorbonne, spécialiste des lettres et de l'édition aujourd'hui et Maître de conférence. Il a travaillé pendant des années en tant qu'éditeur à Paris. Il a notamment publié "La vie du livre contemporain, Etude sur l'édition littéraire 1975-2005". A noter, il est passionné de littérature galante et libertine.


Les premières réflexions qui me sont venues en refermant ce livre furent : références incomplètes et dans quelle époque vit-il ?



Références incomplètes.
L'auteur n'a de cesse d'utiliser Houellebecq, Despentes et Esparbec comme points de comparaison. Bien entendu, d'autres références sont citées comme Reyes, Guibert, Dustan, Duriès... mais les trois premiers noms sont ceux qui reviennent dans tous les chapitres. Où sont les Ovidie, Lolita Pille, Delorme, J. de Berg, Sastre, L. Lunch, et j'en passe ? Prendre constamment Despentes en ligne de mire pour lui assener tant de coups dans un seul ouvrage relève de la mise à mort publique de l'auteur. Je cite la phrase qui est, d'ailleurs, choisie pour vendre l'ouvrage "Vocabulaire digne d'un élève de sixième (redoublant), syntaxe incorrecte comme si la langue devait être violentée dans cette opération de délinquance totale, culte aveugle des anglicismes suggérant peut-être l'extraordinaire avance des Américains dans le domaine du crime et de l'appauvrissement culturel, tous les ingrédients du roman chez Despentes sont en résonance avec l'indigence du récit." L'auteur de Bye Bye Blondie se fait descendre à chaque occasion. D'un autre côté Houellebecq est référencé, lui aussi, quasiment dans chacun des chapitres. Ce dernier subit tout de même moins de coups bas que sa consoeur, mais n'échappe pas à la critique virulente de Monsieur BESSARD-BANQUY. Ainsi l'auteur des Particules Elémentaires est stigmatisé par une sexualité médiocre où le sentiment naît là où il ne devrait pas trouver sa source. Par contre, quel coup de pub pour Esparbec qui est encensé à tous les coins de pages. Un peu plus et on croirait que le seul auteur capable de sublimer l'érotisme aujourd'hui réside en la personne d'Esparbec.

Dans quelle époque vit-il ?
Olivier BESSARD-BANQUY a oublié l'époque dans laquelle on vit. Oui, aujourd'hui les femmes écrivent sur le sexe et la sexualité. Nous avons des choses à dire sur le sujet. L'auteur relève le franc-parler des femmes dans leurs écrits et leur manque de poésie. les auteurEs sont malmenées dans son ouvrages parce que beaucoup d'entre elles n'écrivent pas avec le tact qu'on pourrait attendre d'un être de sexe féminin. Mais que doit-on en tirer justement ? N'y-a-t-il pas des révélations derrière ces ouvrages si crus et directs. Page 98, je cite "Chez Virginie Despentes, la femme n'est ni sujet, ni objet mais un simple produit bas de gamme dans un supermarché sans vigile, une marchandise premier prix dans un monde de trafics et de rapines..."(et encore un coup). Je lis dans cette phrase une pointe de mysoginie. Le sexe n'est pas toujours une succession de frissons, d'amour, de caresses, de désir réciproque... il peut être viol, violence, soumission, domination, acte revendicatif, prostitution... Le sexe n'est pas toujours beau et poétique. Olivier BESSARD-BANQUY tend à vouloir dire que la littérature érotique doit être galante, élégante, douce, source de plaisirs partagés... Seulement, ne sommes-nous pas parfois en quête de vérité et de réalité ? Le sexe et la sexualité ont évolué et nous aussi. Nos recherches sont différentes aujourd'hui et lire des récits érotiques joliment emballés finirait par ennuyer le commun des mortels.

Paradoxalement, l'auteur nous parle du "Jouir à tout prix"**, point d'ordre de tous les magazines d'aujourd'hui, de la banalité de certains ouvrages qui n'apportent rien à la littérature, l'explosion du marché de l'érotisme et le besoin des éditeurs de "choquer à tout prix", à qui sera le plus trash... Pense-t-il tout de même que le marché du sexe de nos jour dénature la littérature galante contemporaine ?


Pour résumer, l'ouvrage sonne comme un rejet de l'écrit pornographique et un regret de la littérature galante. A ne pas mettre entre toutes les mains, mais les lecteurs éclairés et passionnés de littérature érotique se délecteront, parfois s'offusqueront, de cet essai qui se révèle, pour ma part, orienté et incomplet malheureusement.


 ** NB : L'auteur nous parle dans la même page de l'opposition de Sade et Sacher-Masoch. Bon nombre ont écrit sur le sujet et il est bon de rappeler à Monsieur BESSARD-BANQUY que les deux auteurs précités ne peuvent être mis en opposition, c'est d'ailleurs une grave erreur. Je lui conseille donc de lire Gilles DELEUZE qui lui expliquera parfaitement les notions de sadisme et masochisme.

[Retrouvez cet article sur Ladies-Room]

2010 juin 24

PLAYNIGHT #6 : GRRRlz, TranS' ONLY, le 25 juin 2010 à partir de 21h00

2010 mar. 23

Pute Pride 2010 !

2010 janv. 29

Playnight #4 ! <3 <3 <3

2009 août 14

Ecrire...

" - C'est quoi ton rêve ?
  - Ecrire un livre néo-féministe sur la sexualité dans quelques années, mais je manque de temps, d'entraînement, de lectures, de vidéos et d'expériences encore..."

" - Ca ne t'est jamais venu à l'idée d'écrire un livre ?
  - Si... J'aimerai beaucoup mais j'ai pas le niveau.
  - Tu te trompes."

" - Pourquoi tu n'écris pas des critiques sur tous les bouquins que tu lis ?
  - Je ne l'ai pas fait jusque là parce que je n'avais pas lu assez de bouquins sur le sujet mais maintenant je pense que j'ai toute légitimité pour le faire, et puis ça prend du temps, je veux le faire sérieusement et j'ai pas beaucoup de temps pour l'écriture. Il faut que je le fasse."

" - J'aimerai écrire un livre dans quelques années.
  - Sur quoi ?
  - Sur le sexe et la sexualité, un essai avec mon point de vue mais validé par des exemples concrets et surtout pas des stats
  - Ca m'étonne pas de toi..."

" - Il faut que tu écrives PLUS !
  - J'aimerai mais j'ai pas le temps...
  - Prends le temps, tu ne te rends pas compte à quel point tes expériences sont importantes, il faut les partager !"

" - Il faut que j'écrive !
  - hmm ?
  - Pour éradiquer tous ces bouquins qui racontent tellement de conneries ! Il y a vraiment des trucs actuels qui ont été écrits par des dégénéré(e)s, c'est limite flippant. Tu m'étonnes que certaines ne savent toujours pas qu'elles ont un clitoris..."

*frustrée*

2009 août 11

"One", le premier sextoy lesbien.

Pas testé, mais ça mérite qu'on en parle. En juin 2009, trois lesbiennes françaises lançaient le premier sextoy lesbien : il s'appelle "One" de Wet For Her. Celui-ci le prolongement de l'index et du majeur (mais vous utilisez les doigts que vous voulez hein). Il est en silicone (100%) et hypoallergénique sans phthalates (certifié CE & FDA). Il existe en deux coloris : noir ou blanc. Il mesure 13 cm et a une largeur de 3,8 cm (vous voyez les garçons quand les femmes hétéros vous disent qu'elles n'ont pas besoin d'un gros et long pénis pour jouïr...).
Il était offert durant le Queer X Show à qui montrerait son cul.
A tester, j'aimerai bien voir ce que ça donne, à toucher aussi.

*** Message subliminal ***

D'ailleurs c'est mon anniversaire le 23 août. Le Passage du Désir le distribue (23 rue Sainte Croix de la Bretonnerie ou 11 rue Saint Martin // Metro Hôtel de Ville // Paris 4ème).

*** Fin du Message subliminal ***

2009 juil. 27

Pro-Sexe

C'est .

2009 avr. 3

Adhérera, Adhéreras pas.

Ce matin, j'ouvre le 20 minutes sans grande conviction quant à ce que j'allais y trouver quand je tombe sur la page 4.  Inutile de préciser ce qui a retenu mon attention à première vue sur cette page.

Maîtresse GILDA, je l'ai déjà vue (en photo) ou lue quelque part. Et je me demande si c'est pas sur le site de Leïa (là tout de suite, maintenant, je n'ai pas le temps de vérifier).

L'article traite du STRASS : Le Syndicat du Travail Sexuel. Celui-ci vise bien évidemment à défendre "les prostituéEs, escortEs, acteurs ou actrices porno, strip-teaseurSEs, dominas, téléopératrices de téléphone rose, travaillant en appartement, dans la rue, en camionnette, par Internet ou petites annonces, femmes, hommes, trans', françaisES et migrantEs".

Je ne peux pas encore rentrer dans le détail, je n'ai pas encore assez lu/vu/écouté/entendu sur le sujet. J'ai juste décidé d'y adhérer pour beaucoup de raisons. C'est un sujet qui me parle sans pour autant que ça me touche directement.

Je ne suis pas une accro des adhésions, mais cette année je cumule - ce que je ne faisais jamais avant, je me limitais toujous à une adhésion par an à quelque chose - : AIDES (depuis 3 ans - on a bizarrement souvent critiqué mon adhésion à AIDES - pour le peu de personnes avec qui j'en avais parlé), PariS-Munch (la tentation était trop forte), et aujourd'hui le STRASS.